Ou la création d'un territoire de danse

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Les Élastiques

Mickaël Phelippeau - bi-p

Les bi-portraits

Un prétexte à la rencontre

Depuis 2003, Mickaël Phelippeau axe principalement ses recherches autour de la démarche bi-portrait. Le bi-portrait est pensé comme une démarche en perpétuelle évolution, tant dans sa forme que dans ce qu’il tend à dire et à provoquer.

Le bi-portrait est avant tout un désir d’aller vers et un prétexte à la rencontre. Le bi-portrait n’est ni le portrait d’autrui ni un autoportrait, il est entre. Le bi-portrait ne fait qu’accentuer ce qui est déjà présent dans la notion de portrait, car il y est question de dialogue. C’est un point de vue, un cadrage d’un individu sur un autre individu. Le bi-portrait convoque des médias divers, il est principalement chorégraphique, mais il a commencé par un projet photographique qui existe toujours, il y a eu des films, des rencontres, des conférences, des ateliers…

Le bi-portrait permet le déplacement de soi, il l’exige même.
Le bi-portrait est géographique, il se développe en fonction d’un contexte. Il se déploie au fur et à mesure, en réseaux, en fonction des liens que génèrent les rencontres. Et par effet de ricochet, c’est comme si chaque portrait portait en lui les traces des précédents.

Mickaël Phelippeau / bi-p

Après une formation en arts plastiques et en danse, Mickaël Phelippeau travaille en tant qu’interprète auprès de nombreux chorégraphes et de 2001 à 2008 au sein du Clubdes5, collectif de danseur.se.s-interprètes. Depuis 2003, il axe principalement ses recherches autour de la démarche bi-portrait, prétexte à la rencontre. Entre 2008 et 2019, il crée ainsi les pièces chorégraphiques bi-portrait Jean-Yves, bi-portrait Yves C., Round Round Round, Numéro d’objet, Chorus, Sueños, enjoy the silence, Pour Ethan, Set-Up, Llámame Lola, Avec Anastasia, Membre fantôme, Jutyar, Footballeuses, Mit Daudi, 22, Mini Chorus, Soli, Lou, Ben & Luc, Juste Heddy, 22 castors front contre front et De Françoise à Alice.

Il mène en parallèle des projets transversaux tels que des expositions ou les Portraits fantômes dans des logements.

Depuis 2010, Mickaël Phelippeau est directeur artistique des résidences À Domicile à Guissény dans le Finistère Nord en Bretagne.

Il est artiste associé au Quartz – scène nationale de Brest (2011 – 2014), au théâtre de Brétigny – scène conventionnée (2012 – 2016), à L’échangeur – CDCN Hauts-de-France (2016 – 2018) ; en résidence au Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France dans le cadre de «Territoire(s) de la danse» (2016) ; artiste complice du Merlan – scène nationale de Marseille (2016 – 2019) ; artiste compagnon au CCN de Caen en Normandie (2016 – 2019) ; en résidence à l’Espace 1789, scène conventionnée danse de Saint-Ouen, avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis (2019 – 2020) ; membre du Grand Ensemble de la Scène nationale du Mans, Les Quinconces et L’Espal (2020-2023) ; l’un des artistes complices de La Filature – Scène nationale de Mulhouse (2020-2023) ; il est également invité par Format ou la création d’un territoire de danse en Ardèche dans le cadre des Résidences élastiques pour les saisons 2021/2022 et 2022/2023.

Les Élastiques
© Mickaël Phelippeau

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